Une slow Session ! Kézako ?
Littéralement, c'est une "session lente". Avoir recours à une simple traduction pour l'expliquer peut faire sourire, pourtant c'est certainement la définition la plus juste.
C'est donc un temps réservé à celles et ceux qui, bien que déjà aguerris à la pratique d'un instrument, hésitent à se mêler aux sessions régulières, parce que leur répertoire leur semble trop limité, parce que ça va trop vite, parce qu'ils n'ont jamais joué en public, etc.
Ainsi, à l'occasion des "slow sessions", nous pouvons :
- fabriquer notre propre répertoire commun au fil du temps (1)
- faire "tourner" les suites à un rythme qui ne laisse personne "à la traîne" (2)
- développer notre capacité à écouter les autres (3)
- profiter de l'expérience des autres instrumentistes (4)
1) Un répertoire commun :
Les chemins qui mènent à la constitution d'un répertoire sont très différents. Ils varient en fonctions des sensibilités et des parcours.
Certain(e)s ne disposent (pour l'instant) que des airs appris en cours, d'autres se sont appropriés des airs disponibles sur CD, untel est assidu des festivals à l'occasion desquels il n'oublie jamais son enregistreur, son voisin aura fait son propre collectage en Irlande dans les pubs... bref, tous ces modes de transmission de la musique génèrent un répertoire très étendu tant au niveau des airs que des versions de ces airs.
Constituer un répertoire commun n'est donc qu'un consensus visant à jouer ensemble. Ainsi, tout débat sur une version retenue ou sur une tonalité choisie ne présente aucun intérêt objectif.
La version : elle est consensuelle pour permettre le "jouer collectif". Certaines variations sont permises aussi longtemps que le résultat n'est pas totalement dissonnant (encore que, sur ce sujet, certains "frottements" peuvent parfois apporter un style assez sympatique...)
La tonalité : qui n'a jamais entendu, en session, la phrase "normalement ce morceau est en Dm, pas en Em" ? La belle affaire ! Bien souvent, les mêmes donneurs de leçon ne contestent pas la légitimité de musiciens ou groupes qui jouent avec les tonalités (Martin Hayes, Josephine March, Dervish, etc, etc...), ils en ont même souvent quelques CDs dans leur discothèque.
Ce n'est donc, là aussi, qu'une question de consensus. Il faut simplement être vigilent et ne pas tomber dans la facilité (par exemple changer une tonalité sous prétexte que c'est plus simple au pipes ou sur une flûte sans clés). Le choix de la tonalité n'est pas histoire de "norme" ou de "règle", son objectif est, encore une fois, le "jouer ensemble". Aussi, l'idéal est d'opter pour la tonalité la "plus souvent utilisée" de façon à ne pas s'enfermer dans une seule session (d'autant que la slow session se veut être une passerelle vers d'autres horizons).
2) Le rythme :
bientôt...
3) L'écoute :
bientôt...
4) Le multi-instrumentisme :
bientôt...